La raison d’être d’une entreprise influe sur la décision des jeunes diplômés de l’intégrer ou non

Publié le 29/04/2022
La raison d’être d’une entreprise influe sur la décision des jeunes diplômés de l’intégrer ou non

L’EDHEC NewGen Talent a analysé les compétences professionnelles, attitudes et aspirations des nouvelles générations. Son but étant de comprendre les enjeux d’engagement de fidélisation et d’attraction pour la société. L’observatoire a alors conclu qu’aujourd’hui, les jeunes diplômés accordent une importance décisive à l’impact sociétal d’une mission/organisation. Toutefois, la conséquence réelle de ce phénomène ne se fera pas ressentir dans l’immédiat.

Aujourd’hui, les jeunes diplômés bénéficient d’une meilleure transparence de l’engagement des enseignes employeurs grâce à la loi Pacte. Un texte qui pousse les sociétés à préciser leur Raison d’être . Ainsi, plus d’un jeune diplômé sur deux seraient vivement encouragés à intégrer une organisation pour sa raison d’être (56 %). De leur côté, 43 % citent cette dernière comme un critère décisif d’engagement .

Une tendance qui devrait également valoir chez ceux qui veulent devenir freelance . Une forme d’emploi qui promet divers avantages comme l’autonomie, la liberté, etc. Pour y accéder, quelques étapes sont à suivre : choix de statut juridique, établissement d’un plan d’affaires…

La RSE est devenu primordiale pour les jeunes

Depuis trois ans, les enjeux environnementaux et sociaux constituent une des problématiques qui intéressent le plus les jeunes générations . Actuellement, cette tendance se reflète de manière concrète dans leur choix de carrière. Dans la sélection de leur employeur, la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) apparaît désormais comme une condition capitale.

À présent, le besoin d’ utilité sociétale représente l’aspiration du plus grand nombre. En effet, l’impact sociétal influera énormément dans leur choix de carrière, affirment 77 % des étudiants en école de management . C’est ce qui ressort du baromètre 2022 des enjeux du premier emploi dressé par EDHEC NewGen Talent. En 2019, ce critère s’affichait simplement comme une source d’inquiétude pour une frange de diplômés.

La directrice de cet observatoire, Manuelle Malot indique :

Loin d’être un épiphénomène, l’impact sociétal des emplois va bouleverser durablement la marque employeur qui devra être cohérente avec la raison d’être de l’entreprise et faire évoluer le contenu des postes pour qu’ils servent plus clairement l’intérêt général.

Manuelle Malot

Elle ajoute qu’une part conséquente d’étudiants, 75 % précisément, choisiront leur premier travail selon son effet sociétal.

Le marché du travail subira un vrai changement d’ici 2024 ou 2025

La responsable poursuit qu’il s’agit d’un raz-de-marée certainement encore sous-estimée par les recruteurs dans la mesure où :

[…] Ces jeunes n’intègreront réellement le marché de l’emploi que dans 2 ou 3 ans.

Toutefois, toujours davantage de premiers emplois ordinaires sont déjà influés par la RSE . Parmi les jeunes sortants d’écoles de management, 28 % affirment disposer d’un volet y afférent dans leur tâche . Tel est l’enseignement qu’a tiré La Conférence des Grandes écoles dans sa dernière étude Insertion. Ce pan porte en premier lieu les enjeux éthiques à 56 % et écologiques à 78 %.

Depuis 2020, plusieurs écoles de management ont initié leurs étudiants aux enjeux environnementaux grâce :

  • Aux enjeux sociétaux sur l’inclusion et la diversité ;
  • À la Fresque du climat.

En outre, beaucoup d’associations de sortants des grandes écoles ont formé des réseaux professionnels d’anciens élèves « En transition ». Leur objectif : sensibiliser leurs confrères et modifier indirectement le corpus des programmes relatifs à ces enjeux .

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