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Freelance : ce mode de travail qui se développe

Publié le 03/04/2023
Freelance : ce mode de travail qui se développe

C’est vrai ça, qu'est ce que c'est qu'être freelance ? Tout le monde en parle désormais ou beaucoup veulent le devenir. Mais combien savent exactement ce qu’est un freelance et ce que cela implique ? Alors rien que pour cette bonne raison, on a décidé d’explorer le sujet de fond en comble. Le but ? Vous apportez un maximum d’informations pour vous donner envie, soit en tant que travailleur de vous lancer dans l’aventure, soit en tant qu’entreprise, de faire appel à ces nouveaux profils. Régime fiscal, statut juridique, protection sociale, domaines prisés : abordons tous les aspects du travail en freelance.

Être freelance : définition et contexte

Plus de patron sur le dos, plus d’horaire à respecter, plus de collègues ennuyeux à supporter 5 jours sur 7… ça, c’est la vision idéalisée du travail en freelance pour celui qui est lassé du salariat.

Création d’entreprise, autonomie, évolution, challenge, réseau… ça, c’est la vision de la personne qui ne voit que par l’indépendance et déborde d’idées pour lancer son activité.

Dans les deux cas, un point commun : être le seul maître à bord. Un seul but aussi : garder le cap !

Définition de freelance 

Freelance est un anglicisme apparu dans les années 70, vous l’aurez deviné, et le dictionnaire en donne la traduction suivante : « travailleur sans contrat ». Devenu mot commun dans la langue française, freelance désigne à la fois le travail qu’un indépendant effectue sur commande et le travailleur indépendant lui-même. 

Ceci étant dit, retenons que ce professionnel ne dispose d’aucun contrat de travail qui le lie à son client et qu’il est libre d’exercer quand il veut et d’où il veut et avec autant de clients qu’il veut ! L’essentiel est que la mission, pour laquelle il a été retenu doit être effectuée dans les délais énoncés au préalable.

Contexte du travail en freelance 

En France, la crise économique suivie de la crise sanitaire de la COVID-19 n’a fait que créer de l’engouement pour le travail en freelance. Un désir de liberté ? Un souhait de progresser ? Une soif de revenir à l’essentiel en profitant davantage de sa famille ? Un palliatif aux difficultés du marché de l’emploi ? La fin de l’âge d’or du CDI ? Quoi qu’il en soit, le freelance a le vent en poupe ! Jeunes et moins jeunes y viennent, par lassitude ou en quête de nouveauté. Et il faut dire aussi que les métiers du digital et de l’IT favorisent la création de nouveaux emplois, en CDI, mais en freelance aussi !

Savez-vous qu’en France, depuis les 10 dernières années, le nombre de freelances a progressé de 71 % ? 

Et côté entreprise

Quid des entreprises qui font appel à un freelance ? Qu’ont-elles à y gagner ? Vraisemblablement beaucoup puisqu’elles sont également de plus en plus nombreuses à y avoir recours. Brièvement, voici leurs principales raisons : 

  • Combler un manque de compétence en interne.
  • Bénéficier rapidement et sans engagement de ressources qualifiées.
  • Travailler avec une personne qui est aussi chef d’entreprise est la promesse d’une riche collaboration.
  • Accéder à un nouveau réseau d’expertises.
  • Ne pas régler de charges.

Les obligations du freelance 

Devenir freelance ne dédommage pas de quelques obligations. Les deux plus importantes, sans lesquelles d’ailleurs exercer en indépendant ne peut être possible sont : 

  • L’enregistrement auprès d’un CFE (Centre de Formalités des Entreprises) : c’est à ce moment-là et auprès de cet organisme que l’entrepreneur individuel déclare son activité. 
  • L’obtention d’un numéro SIRET : suite à cet enregistrement, le SIRET (ET pour établissement) est attribué. Composé de 14 chiffres, il est unique et fait office d’immatriculation.

Et vis-à-vis du freelance, évidemment le client a une obligation de paiement, sur facturation, une fois la mission terminée, et selon la tarification sur laquelle ils se sont mis d’accord.

Statut juridique, régime fiscal et protection sociale du freelance

Le statut juridique du travailleur freelance 

Être freelance ne constitue pas un statut juridique en soi. Par contre, le travailleur indépendant a le devoir de choisir une forme juridique avant de débuter son activité. Pour simplifier, disons qu’il y a deux groupes : l’entreprise individuelle et la société commerciale.

L’entreprise individuelle (EI, EIRL) est représentée par une personne physique, tandis que la société (SASU, SAS, EURL) l’est par une personne morale. 

La microentreprise (anciennement l’auto entreprise) : c’est la forme la plus prisée, en tout cas pour démarrer, car c’est un régime fiscal simplifié et non pas un statut juridique. C’est le bon tremplin pour évoluer vers une EI. Voici quelques grandes caractéristiques de la microentreprise : 

  • Pas d’assujettissement à la TVA.
  • Pas d’exigence comptable, si ce n’est la tenue d’un livre de recettes.
  • Fonctionnement à la facturation.
  • Plafonnement du CA à 70 000 € pour le régime BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) et 170 000 € pour le régime BNC (Bénéfices Non Commerciaux).

Enfin, pour se décharger de toute contrainte administrative, comptable et juridique, le freelance peut être en portage salarial. Un compromis astucieux entre la liberté de l’indépendance et le confort du salariat.

Le régime fiscal du freelance 

Une fois le statut juridique arrêté, il faut à présent choisir le régime fiscal. N’entrons pas dans les détails et les méandres du volet fiscalité, mais retenez toutefois que le régime fiscal est étroitement lié au statut juridique. Ainsi :

  • Le micro-entrepreneur qui réalise des prestations de services dépend du régime fiscal de la micro BNC.
  • Le micro-entrepreneur qui réalise des activités commerciales dépend du régime fiscal de la micro BIC.
  • L’EURL ou la SASU dépend de l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés.
  • En portage salarial, il dépend de l’impôt sur le revenu.

La protection sociale du freelance 

Freelance ne rime pas avec précarité. Voici la liste des aides et des prestations sociales auxquelles a droit le freelance

  • La sécurité sociale : le travailleur non salarié (rencontré souvent sous l’acronyme TNS) est affilié à la Sécurité sociale avec un niveau de prise en charge quasi équivalent au salarié.
  • La retraite : au même titre que le salarié, le freelance doit compter 166 trimestres pour prétendre à une retraite à taux plein. Des plafonds de CA sont cependant exigés pour valider un trimestre.
  • Les allocations familiales.
  • Le congé maternité et paternité.

Notez par contre qu’en cas de cessation d’activité, le freelance ne perçoit aucune allocation chômage.

Exercer en tant que freelance

Comme tout statut professionnel, il existe des avantages à être freelance (sinon ce n’est pas drôle) et des inconvénients aussi. Tâchons donc d’être le plus objectif possible.

Les avantages à exercer en tant que freelance 

Alors en effet, hormis la liberté (mais c’est déjà pas mal !), on peut lister : 

  • L’indépendance totale : aucun lien de hiérarchie, aucune subordination. C’est le freelance qui décide où aller et comment y aller. Planning, communication, tarification, clients : c’est de son seul ressort.
  • Le choix du lieu de travail : à son domicile, dans un espace de coworking, chez le client, une connexion wifi et c’est parti ! On dit du freelance qu’il est nomade (le fameux digital nomad) ce n’est pas pour rien !
  • Une organisation souple et personnalisée : libre à lui d’élaborer son emploi du temps comme bon lui semble, pour équilibrer vie privée et vie professionnelle.
  • La possibilité de combiner plusieurs activités. Travailler en freelance peut en plus se conjuguer à une activité salariée, à une période de chômage, à la perception d’une retraite…
  • Le choix de la rémunération et de son TJM.
  • Le freelance est un chef d’entreprise : c’est un engagement et une responsabilité dont il faut être fier !

Les inconvénients du travail en freelance

  • Si c’est un avantage, ce peut-être aussi un inconvénient : être seul pour tout gérer peut se révéler fastidieux. 
  • La non-régularité des revenus.
  • La difficulté de mise en place d’un taux journalier moyen pour assurer un CA acceptable et constituer une trésorerie suffisante pour la prise de congés, le paiement annuel de la CFE ou en cas de maladie…
  • Ne pas percevoir d’allocations chômage en cas de cessation d’activité.

Les qualités du travailleur indépendant

Ne se lance pas dans l’aventure du freelancing qui veut, mais qui peut ! Eh oui, si le statut de l’indépendant attise les convoitises, il n’est pas donné à tout le monde de s’y établir et de s’y épanouir. Voici donc les principales qualités dont doit faire preuve le freelance : 

  • L’esprit d’entreprise : c’est le minimum en effet et cela va sans dire ! Cela inclut l’ambition, le courage, l’endurance, la créativité, la proactivité et enfin des connaissances de base en communication et en marketing pour assurer sa propre visibilité.
  • L’esprit pratique : on l’a dit, mais on le répète, le freelance est seul à bord de sa barque. Pour avancer, il doit être autonome, organisé, polyvalent, fin gestionnaire et bon commercial. Personne d’autre ne vendra les prestations et ne valorisera le savoir-faire du freelance que le freelance lui-même. 
  • Les qualités humaines et relationnelles : rien ne vaut la sérénité pour développer son activité. Optimisme, confiance en soi, santé de fer et socialisation sont obligatoirement requis. 

Les domaines les plus convoités par le freelance

Le travail en freelance existe depuis de nombreuses années, mais de façon très anecdotique à ses débuts. Il concernait surtout les domaines du graphisme et du design. Depuis une dizaine d’années, le freelancing est devenu une vraie tendance et s’est étendu à des secteurs très variés : 

  • La communication : attaché de presse, community manager, chef de projet…
  • Le marketing : SEO, SEA, consultant stratégie, rédacteur web…  
  • Le multimédia : photographe, créateur de contenus vidéos, réalisateur…
  • Les métiers du conseil : recrutement, finance, stratégie, coach…
  • Le design : graphiste, UX/UI designer, illustrateur…
  • Le Tech et la data : data scientist, data analyst, programmeur, développeur web, architecte…

La tendance est surtout très marquée dans les domaines du marketing digital et de l’IT. La plateforme Freelance Informatique est spécialisée dans la mise en relation des entreprises et des freelances dans l’IT. C’est un vrai atout pour l’entreprise qui y trouve une mine d’or ; plus de 145183 profils qualifiés y sont inscrits. Freelance, vous cherchez une mission ? Entreprise, vous cherchez un collaborateur externe dans la transformation digitale & SI, la cybersécurité notamment ? C’est sur cette plateforme que ça se passe et nulle part ailleurs !

Le freelance est en train de se tailler une place importante dans le monde du travail et connait une belle évolution. Désir de progresser, d’évoluer vers une autre façon de travailler, soif de rebattre les cartes, le freelance gagne du terrain et recale le sacro-saint CDI. Attention toutefois pour l’indépendant à ne pas céder à l’idéalisme et à tomber dans le piège de la liberté remportée. Trouver des missions valorisantes est nécessaire dès le début pour gagner en confiance et en crédibilité. Freelance Informatique vous accompagne dans vos premiers pas et au-delà.

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