
Les infrastructures informatiques forment désormais l’ossature de tout projet numérique. Leur rôle s’est renforcé avec l’émergence du digital, du cloud et des environnements hybrides. L’apparition de l’intelligence artificielle et des solutions de computing haute performance devrait encore accroître leur importance pour les entreprises.
Freelance Informatique vous explique tout ce qu’il faut savoir sur l’infrastructure informatique, de sa définition à sa conception.
Avant de comprendre comment elle est conçue, il apparaît nécessaire de revenir sur le concept même d’infrastructure informatique.
Au sens large du terme, l’infrastructure informatique désigne l’ensemble des composants matériels et logiciels qui permettent à une entreprise ou à une organisation publique de gérer ses données, ses environnements, ses réseaux, ses services cloud, sa sécurité numérique et les interconnexions entre ses différents systèmes.
L’infrastructure informatique s’impose alors comme le socle sur lequel reposent l’ensemble des services et des processus métiers de l’entreprise. Cette infrastructure informatique globale peut être physique, cloud ou hybride.
Dans un sens plus restreint, l’infrastructure informatique se définit comme l’ossature d’un environnement numérique ou d’un système (logiciel, application, réseau, etc.). Elle inclut ainsi les modules, les composants, les couches logicielles et définit les interactions entre ces différents éléments.
Dans un cas comme dans l’autre, l’architecte informatique a pour mission de concevoir et de gérer cette infrastructure. Grâce à ses compétences, il s’assure que l’infrastructure informatique qu’il met en place présente plusieurs qualités indispensables :
L’infrastructure informatique globale de l’entreprise se compose de plusieurs éléments interconnectés qu’il est possible de classer dans trois grands ensembles :
L’architecte informatique, lorsqu’il conçoit l’infrastructure, a pour objectif de mettre en relation l’ensemble de ces composants afin qu’ils interagissent entre eux. Pour ce faire, il va les organiser sous forme de couches superposées :
La couche métier correspond au but ultime de l’infrastructure : fournir aux professionnels de l’entreprise un outil de travail adéquat.
Enfin, chaque composant est décrit dans des diagrammes techniques qui facilitent la mise en œuvre et l’évolution future du système.
Les infrastructures modernes reposent souvent sur un environnement hybride combinant cloud public, privé et ressources locales.
La couche matérielle de l’infrastructure est ici occupée par des composants de nature hétérogène : serveurs physiques, machines virtuelles ou plateformes cloud, comme AWS. Les logiciels, quant à eux, correspondent à des frameworks de développement, des bases de données distribuées et des outils de virtualisation.
Pour assurer la communication, l’architecte fait en général appel à des flux de données interconnectés via des API et des bus de messages. Enfin, la sécurité garantit la protection des données et leur disponibilité, afin de permettre à la couche métier de les exploiter à des fins d’analyse et de prise de décision.
La mise en place d’une infrastructure informatique suit un processus en quatre étapes :
Avant de penser à la conception de l’infrastructure informatique, il est indispensable de bien définir les besoins de l’entreprise. L’architecte entre donc en relation avec le bureau directeur afin que celui-ci précise les objectifs globaux. Puis, il se rend auprès des différentes équipes afin de recenser :
Cette première étape ne doit pas être négligée par l’entreprise. Elle a pour rôle de cadrer le travail de l’architecte et d’obtenir une architecture sur mesure dans le présent et qui anticipe les besoins dans le futur. À termes, elle permet d’optimiser les opérations et l’efficacité des systèmes de l’entreprise.
Former une équipe de qualité est un gage de réussite dans la création d’une infrastructure informatique. Cette équipe, souvent mise sous la direction du chef de projet informatique ou du responsable informatique, est composée de plusieurs professionnels de l’IT (Technologies de l’Information) :
Ces spécialistes peuvent être recrutés sous la forme de CDI (Contrat à Durée Indéterminée) ou de CDD (Contrat à Durée Déterminée). Il peut aussi s’agir de professionnels freelances. Le recours au modèle freelance pour constituer l’équipe ou pour combler des vides présente plusieurs avantages :
Quelle que soit la nature du contrat qui lie l’entreprise aux techniciens, ceux-ci peuvent suivre des formations pour se familiariser avec les processus métiers et avec les objectifs du projet.
Une fois les objectifs et les contraintes connus, l’équipe peut commencer à créer l’infrastructure informatique. L’architecte choisit les composants matériels et logiciels, les outils de virtualisation, les services cloud, les protocoles de communication et les flux de données. Il établit des normes de sécurité et de scalabilité. Il peut aussi dès ce moment réfléchir à la gestion future de l’infrastructure.
Les systèmes, environnements, applications réseaux et flux de données sont ensuite documentés à l’aide de diagrammes détaillés.
Enfin, l’architecte et l’équipe en place pratiquent différents tests (test de montée en charge théorique, test de compatibilité, etc.) pour valider le bon fonctionnement de l’infrastructure et sa correspondance avec les besoins de l’entreprise.
La mise en œuvre elle-même s’accomplit en trois étapes :
Le projet d’infrastructure est ainsi transformé en un système opérationnel. Chacune de ces phases s’accompagne de tests de performance, de sécurité et de validation des flux de données. Ces contrôles garantissent la fiabilité du système et peuvent prendre la forme de livrables, notamment dans le cadre d’une mission freelance.
Enfin, une fois le système installé, l’équipe prend en charge la documentation des éléments, la formation des utilisateurs et la planification de la maintenance et des mises à jour.
La gestion de l’infrastructure informatique s’inscrit sur le long terme. Elle peut être confiée à une équipe interne ou être externalisée. Elle consiste à surveiller les performances du système, mettre à jour les logiciels et les applications, entretenir les réseaux et les infrastructures matérielles et assurer la sécurité des données.
Pour y parvenir, les professionnels utilisent des procédures de sauvegarde et des outils de monitoring. Il est aussi possible d’effectuer des audits périodiques pour anticiper les problèmes. Dans ce dernier cas, le recours à un expert freelance est recommandé, afin d’obtenir un avis neutre sur l’infrastructure informatique.
La documentation et les livrables créés lors de la mise en œuvre servent de références pour les interventions, la maintenance et les évolutions futures. En cas de problèmes, la plupart des interventions hors composants matériels peuvent s’effectuer à distance.
Enfin, la formation continue des équipes, ainsi que les études et choix de nouvelles solutions, assurent l’évolution et la scalabilité de l’infrastructure informatique dans le temps.
Différentes pratiques existent pour garantir l’efficacité, la disponibilité et la sécurité d’une infrastructure informatique :
L’externalisation de la gestion garantit quatre avantages aux entreprises :
Une infrastructure cloud permet de réduire les coûts en payant uniquement en fonction de son usage réel. Il faut donc suivre cette utilisation des ressources, organiser l’automatisation de la gestion des services et adapter ces services aux besoins de l’entreprise.