Le portage salarial constitue-t-il une issue favorable après la crise sanitaire ?

Publié le 30/08/2021
Le portage salarial constitue-t-il une issue favorable après la crise sanitaire ?

Le métier de freelance a évolué au cours des dernières années. Auparavant, il n’avait pas un réel statut. Puis, un grand changement est intervenu avec la mise en place du statut de freelance en portage salarial. Les travailleurs indépendants ont alors entrevu d’innombrables possibilités. Certains pensent même que le portage salarial constitue une alternative intéressante face à l’épidémie du COVID. Mais est-ce que l’affirmation est exacte ?

Quels sont les avantages du portage salarial pour un freelance ?

D’emblée, il faut déjà apporter quelques éclaircissements sur le freelance portage salarial. Il s’agit en fait d’une relation qui engage trois acteurs. Il y a le salarié porté ainsi qu’une société de portage salarial. Et les deux sont dépendants du client. Ce dernier est le donneur d’ordre. L’entreprise joue le rôle de gestionnaire ou d’intermédiaire. Il est parfois celui qui trouve des clientèles. Il assigne ensuite les tâches pour chaque freelance recruté. 

La chose à savoir est que le freelance signera un contrat de travail auprès de l’entreprise spécialisée dans le portage salarial. Il peut alors profiter d’un contrat en CDD ou CDI avec les avantages du portage salarial qui en découle. Le statut de freelance en portage salarial est donc sécurisant pour le travailleur indépendant. En effet, il aura une couverture sociale et médicale. À noter que ces éléments n’étaient pas visibles dans la forme classique du métier. Autrement dit, le portage salarial a pour objectif de pallier les faiblesses du travail d’indépendant traditionnel. 

Le freelance est par exemple assuré et bénéficie d’un droit à la formation. Il dispose aussi d’un droit aux congés payés et d’autres types de garanties. Il a même droit à des avances sur salaire, la retraite ou le droit de chômage.

Par contre, le freelance jouira toujours d’une relative liberté dans la gestion de son temps ou le choix des clients. Il peut travailler selon ses envies. D’ailleurs, ses revenus ne sont pas limités comme s’il était salarié dans une entreprise. C’est sa principale ressemblance avec le freelance classique. Au vu des informations, le portage salarial est donc à mi-chemin entre le salariat et le statut d’indépendant

Une bonne alternative pour surmonter la crise sanitaire en toute sécurité ?

En pleine gestion de la crise sanitaire, le gouvernement a décrété le travail à domicile pour répondre à l’exigence du confinement. Cela étant, cette mesure a porté d’énormes préjudices pour l’économie en général et le micro-entrepreneur. Les répercussions proviennent principalement du fait que les clients sont devenus rares. De nombreuses entreprises ont même songé aux licenciements et aux chômages techniques face à la crise du COVID. Le freelance ne touchait donc pas le droit au chômage. Quand son activité se retrouvait au ralenti, il se retrouvait alors dans des situations délicates. 

De son côté, le freelance en portage a profité d’une aide financière de l’État. C’est la stratégie que l’État a décidé d’adopter pour sauver différents secteurs parmi le portage. Cette nouvelle forme d’emploi est alors reconnue au même titre que les emplois privés ou publics. Le montant perçu correspond à 70 % de la mensualité brute du porté. Il faut bien entendu que la somme n’excède pas les 4500 €. Une autre alternative consistait à rompre son contrat de travail. Puis, il sera envisagé de toucher l’allocation chômage. Puisque le salarié porté cotisait chaque mois. Il peut alors être indemnisé en cas d’arrêt maladie. 

Toutes ces informations démontrent clairement la capacité du portage salarial à aider les freelances pendant et à la sortie de la crise sanitaire. En effet, les entreprises privées continuent à miser sur la prudence face à l’incertitude du marché. Elles sont ainsi moins nombreuses à recruter des salariés en entreprise. Elles veulent seulement relancer l’activité en engageant des spécialistes indépendants. Elles évitent d’autant plus un recrutement massif. Cela pourrait impacter davantage la masse salariale. 

Comment opter pour le portage salarial ?

Pour devenir freelance en portage salarial, il faut rejoindre une société de portage salarial. Il est possible de recourir à plusieurs stratégies pour trouver la bonne plateforme. Vous pouvez entre autres aller sur internet ou directement sur les réseaux sociaux. Quelques critères sont à prendre en compte avant d’établir le contact. Vous devriez vérifier l’e-réputation de l’entreprise et son nombre d’années d’expertise. Il est encore conseillé de privilégier les sociétés proches de votre lieu d’habitation. Grâce à cette approche, il sera facile d’assister à des séminaires, réunions ou aux séances de formation proposées. 

Avant d’avoir un statut de freelance en portage salarial, il est demandé de signer divers documents. Le freelance s’engagera dans l’entreprise grâce à une convention d’adhésion. Elle a pour objectif de sceller les conditions ainsi que les obligations de chaque partie. Elle définira aussi les engagements des deux parties. Il stipule par exemple que le freelance est autonome dans sa façon de dégoter les missions. Vous verrez également les mentions concernant les clauses de résiliation ou les renseignements en rapport avec le remboursement des frais professionnels. L’entreprise est quant à elle chargée de veiller à la bonne gestion administrative de l’activité. Vous êtes libre de signer plusieurs conventions d’adhésion à la fois. 

Le contrat de travail est l’élément qui liera le travailleur avec son employeur sur le long terme. Il ne faut pas confondre le document avec la convention d’adhésion. 

Quel est le rôle d’une entreprise ?

La solution du portage salarial présente donc un nombre important d’avantages. Il faut toutefois savoir que l’entreprise prélève des frais de gestion sur les chiffres d’affaires réalisées. Le pourcentage servira en guise de rémunération. L’utilisation des sommes est prouvée grâce à toutes les prestations qu’elles effectuent pour le salarié porté. 

La société rédige les contrats commerciaux entre le freelance et ses clients. Elle prélève et gère les cotisations sociales en endossant le rôle des services de ressources humaines. En cette même qualité, elles payent les salaires mensuels après la soustraction des charges. Elles facturent même les clients et administrent les frais professionnels. En clair, elles sont chargées de la gestion financière de l’ensemble de l’activité.

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