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Guide pratique du freeware (logiciel gratuit)

Publié le 26/12/2025
Guide pratique du freeware (logiciel gratuit)

En plein essor grâce au développement du Web, les logiciels gratuits (ou freewares) permettent à leurs utilisateurs de bénéficier de fonctionnalités spécifiques sans avoir à investir. Le modèle freeware dispose néanmoins de caractéristiques techniques et légales souvent méconnues, ce qui occasionne des erreurs, en particulier sur le plan juridique.

Freelance Informatique vous explique tout ce qu’il faut savoir sur les logiciels gratuits. Découvrez ainsi les avantages qu’un logiciel gratuit offre à votre entreprise, mais aussi les risques qu’il fait peser sur elle.

Un logiciel freeware n’est pas un logiciel libre

Le « free » de freeware ne signifie pas libre, mais gratuit. Or, des logiciels gratuits ne sont pas forcément libres et peuvent être soumis à des restrictions d’utilisation importantes.

Qu’est-ce qu’un logiciel freeware ?

Un freeware est un logiciel mis gratuitement à la disposition des utilisateurs par son concepteur.

Il est possible de trouver des logiciels gratuits pour de nombreux usages professionnels, de la gestion de fichiers au traitement de texte, en passant par le monitoring informatique ou des applications spécialisées pour les métiers de l’IT (Technologies de l’Information).

Différence avec un logiciel libre

Un logiciel gratuit se différencie d’un logiciel libre par l’existence d’une licence propriétaire qui, en général, restreint les possibilités d’utilisation et de redistribution du système. Par exemple, il arrive que la licence limite le nombre de postes par entreprise où le logiciel est installé. En outre, l’utilisateur ne peut pas accéder au code ni modifier celui-ci.

En revanche, la licence du logiciel libre garantit quatre droits fondamentaux :

  • Liberté d’utilisation pour tout usage sans limite ;
  • Liberté d’accès au code source ;
  • Liberté de modifier le logiciel ;
  • Liberté de le redistribuer librement.

Freeware, freemium, open source, partageware et trial

Il faut également différencier le freeware de l’open source, du freemium, du shareware et des versions d’essai (trial). Un logiciel open source n’est pas nécessairement gratuit. Il se caractérise par l’accès au code source et par des conditions de redistribution définies par sa licence.

Le freemium, quant à lui, correspond à une version gratuite d’un logiciel payant, ce qui implique des fonctionnalités moindres.

Le shareware est souvent gratuit pendant une période limitée. Le trial, enfin, est une version moderne et plus encadrée du shareware.

Les précautions juridiques à prendre avant d’utiliser un freeware

Avant toute installation d’un logiciel gratuit, vous devez vérifier sa licence et ses conditions d’utilisation.

En outre, certaines applications peuvent contenir des logiciels publicitaires ou des modules collectant des données. Le chef de projet informatique de l’entreprise doit donc suivre ces quelques recommandations :

  • Télécharger le logiciel sur le site officiel du développeur ou sur une plateforme réputée ;
  • Rechercher des avis et retours d’utilisateurs ;
  • Vérifier la signature numérique ;
  • Analyser le logiciel avant installation ;
  • Tester le logiciel dans un environnement sécurisé.

La distribution des logiciels freeware

Les logiciels gratuits bénéficient d’un modèle économique et de possibilités techniques qui autorisent une très large diffusion. La question se pose toutefois des gains espérés par le concepteur.

Qui conçoit des logiciels freeware ?

Les logiciels gratuits sont souvent conçus par des développeurs indépendants ou des start-ups. Ils servent parfois de publicités pour un informaticien ou de vitrine pour des services professionnels plus complets ou des solutions cloud.

Le modèle économique du freeware

Même si le logiciel est gratuit, il est susceptible d’entraîner des revenus indirects par :

  • La génération de publicités (adware) ;
  • Le parrainage et l’affiliation, le concepteur touchant une commission à chaque utilisation d’un produit ;
  • La collecte et la revente de données anonymisées (data monetization) ;
  • Le marketing indirect, c’est-à-dire la promotion d’une marque ou d’un produit.

L’entreprise utilisatrice doit se renseigner sur le modèle économique du logiciel gratuit pour décider s’il correspond ou non à sa politique de sécurité.

Où trouver des logiciels freeware ?

Il est possible de trouver des logiciels gratuits sur plusieurs sources :

  • Les sites officiels des éditeurs ;
  • Les plateformes de téléchargement reconnues (Ninite, FileHippo, Softpedia ou FOSSHub) ;
  • Les stores d’applications (Microsoft Store, Mac App Store).

Quel que soit le site ou la plateforme de téléchargement, restez vigilant. Évitez les logiciels malveillants et pensez à contrôler les éventuels adwares et mécanismes de collecte de données.

Faire appel à un informaticien freelance pour créer un logiciel gratuit

Pour une entreprise, faire développer et personnaliser un logiciel gratuit par un informaticien freelance peut remplir plusieurs objectifs :

  • Proposer un outil en accès libre pour faire connaître l’entreprise ou un service ;
  • Créer un freeware pour un usage interne, puis décider de le distribuer au public ;
  • Contribuer au développement d’une communauté par l’introduction d’un logiciel gratuit.

La conception du logiciel a dès lors un coût pour l’entreprise, même si le freeware reste gratuit pour ses utilisateurs. Pour trouver le travailleur freelance susceptible de concevoir votre logiciel gratuit, n’hésitez pas à consulter les plateformes dédiées au freelancing et spécialisées dans l’informatique.

Avantages et inconvénients des freewares pour l’entreprise

Pour une entreprise, faire le choix d’un logiciel gratuit n’est pas sans conséquence. Si les freewares présentent bien des atouts, ils se caractérisent aussi par certaines limites.

Avantages des logiciels freeware

Au-delà de la simple gratuité, les freewares apportent d’autres avantages aux entreprises :

  • Facilement accessibles, ils constituent des solutions idéales pour les petites structures ;
  • Simples à installer, ils sont généralement très vite opérationnels ;
  • Enfin, ils permettent de tester un besoin avant d’investir.

Il est ainsi possible au chargé de projet informatique de proposer de nouveaux services ou de combler des besoins ponctuels sans provoquer de surcoût et sans alourdir l’architecture applicative de l’entreprise.

Les limites du modèle freeware

D’un autre côté, les logiciels gratuits imposent des contraintes à l’entreprise :

  • Limitation du support officiel ;
  • Fonctionnalités parfois restreintes ;
  • Éventuelle incompatibilité avec les autres logiciels utilisés par l’entreprise.

Surtout, le freeware présente des risques certains :

  • Nécessité de bien respecter les termes de la licence ;
  • Problème de sécurité et de protection des données ;
  • Possible absence de mise à jour et obsolescence rapide du système.

L’évolution du modèle freeware

Le modèle des logiciels gratuits est en constante évolution, notamment en raison de l’avènement du cloud.

Le passage croissant vers le modèle freemium/SaaS

Ces dernières années, deux tendances générales s’observent quant à l’évolution des logiciels gratuits :

  • Les freewares sont de plus en plus nombreux et s’étendent peu à peu à l’ensemble des besoins opérationnels de l’entreprise ;
  • En part relative, ils perdent du terrain par rapport au modèle freemium et aux logiciels SaaS (c’est-à-dire directement disponibles sans installation).

Cette transition est facilitée par le cloud qui permet aux entreprises de tester des outils numériques sans procéder à des téléchargements ou des installations lourdes.

Quel avenir pour le freeware à l’ère du cloud et du mobile ?

Cette évolution devrait se poursuivre dans un avenir proche avec pour corollaire une conception des freewares de plus en plus dépendante des informaticiens freelances, les entreprises se spécialisant plutôt dans le modèle freemium.

D’autre part, la montée des risques et la vigilance des autorités quant à l’utilisation des données peuvent pousser les sociétés utilisatrices à privilégier des solutions maintenues, sécurisées et intégrables à leur architecture applicative.

FAQ Freeware, les usages actuels des logiciels gratuits

Quels sont les formats de téléchargement d'un freeware ?

Vous devez télécharger votre logiciel gratuit sous le format correspondant à votre système informatique et au type d’installation que vous souhaitez. Si vous utilisez Windows, privilégiez les formats .exe ou .msi, qui permettent une installation directe du logiciel. Il est aussi possible de télécharger des freewares sous forme d’archives compressées (.zip ou .rar) qu’il faut extraire avant utilisation.

Les formats .dmg et .pkg sont les plus répandus sur macOS. Mais, si vous travaillez à partir du système open source Linux, il vous faut rechercher des packages .deb, .rpm ou des formats universels comme AppImage.

Comment savoir si un site est fiable avant de télécharger un logiciel gratuit ?

Vérifiez que le site utilise HTTPS, visible par le cadenas dans votre navigateur. Préférez les sites officiels ou plateformes reconnues et consultez les avis. Votre navigateur peut aussi vous alerter si le site semble dangereux, vous garantissant ainsi un téléchargement sûr depuis Internet.

Pour davantage de fonctionnalités, est-il possible de trouver des extensions aux freewares ?

Comme indiqué précédemment, les licences propriétaires des freewares n’offrent pas la liberté d’accès au code source. Pour obtenir davantage de fonctionnalités, vous devez donc attendre l’édition d’éventuels plugins (ou modules complémentaires). Toutefois, tous les concepteurs de logiciels gratuits ne proposent pas ces extensions.

Quels sont les freewares les plus populaires en France et dans le monde ?

Parmi les freewares les plus utilisés en France et dans le monde, on retrouve des logiciels de projets audio et vidéo, de bureautique et de retouche d’images. Leur popularité vient de leur gratuité, de leur disponibilité en ligne et de leur simplicité d’utilisation.

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