
Selon Le monde de l’informatique, le marché de l’emploi dans le secteur de l’IT (Technologies de l’Information) devrait connaître une nouvelle croissance en 2026. L’intégration de l’Intelligence Artificielle et les enjeux de la cybersécurité seraient à l’origine d’une reprise des recrutements. Parmi les métiers les plus recherchés, les ingénieurs réseaux et télécoms figurent en bonne position.
L’ingénieur (ou ingénieure) réseaux et télécoms conçoit et optimise les systèmes de communication pour garantir le bon fonctionnement et la sécurité des réseaux informatiques.
L’ingénieur (ou ingénieure) réseaux est responsable de la gestion des réseaux de télécommunications d’une entreprise. Ceux-ci peuvent être locaux, comme un Intranet, ou distants comme l’Internet ou le réseau téléphonique. Il met en place des infrastructures comme un réseau local (LAN), un réseau étendu (WAN) ou un réseau local sans fil (WLAN). Il veille à leur bon fonctionnement et à leur sécurité.
Les ingénieurs réseaux travaillent pour des entreprises de services numériques ou des opérateurs télécoms. Ils s’occupent également des systèmes des grandes entreprises ou des PME (Petites et Moyennes Entreprises).
Sous la direction d’un responsable informatique ou d’un directeur technique, les missions des ingénieurs couvrent l’ensemble du cycle de vie d’une infrastructure informatique. Ils définissent les besoins de l’entreprise pour concevoir et mettre en place l’architecture des réseaux informatiques. Ils assurent une veille technologique pour maintenir l’efficacité du réseau informatique, tout en formant les managers de l’entreprise à la cybersécurité. Même s’ils interviennent en cas de panne, ils doivent être en mesure d’anticiper les incidents et de mettre en place des systèmes de sauvegarde.
L’ingénieur réseaux-systèmes se distingue grâce à sa passion pour l’informatique et sa rigueur. Il possède de solides compétences techniques et scientifiques dans le domaine des réseaux et systèmes. Il maîtrise les différents protocoles (TCP/IP, DHCP), le cloud computing ou encore la cybersécurité.
Son bon esprit d’analyse lui permet de résoudre rapidement des incidents dans le réseau télécom. Sa gestion du stress va de pair avec son autonomie. Toutefois, il peut être amené à travailler en équipe sur différents projets : ses qualités relationnelles sont également essentielles dans son travail.
L’ingénieur réseaux dispose de nombreux outils pour mener à bien son travail sur les infrastructures télécoms. Il utilise des logiciels de supervision réseau, des solutions de sécurité comme des VPN ou des antivirus, ainsi que des services cloud. Il manipule également des outils de diagnostic et de test pour contrôler la qualité des flux de données, y compris la configuration de services critiques comme le DNS (Domain Name System)
Devenir ingénieur réseau nécessite un niveau bac +5 en informatique, réseaux et télécommunications. Après un bac général avec des spécialités scientifiques ou STI2D, l’obtention d’un concours permet d’ouvrir les portes d’une école d’ingénieurs. La formation se décompose en deux parties : 2 ans de classe préparatoire, puis 3 ans d’études.
Si le bachelier n’obtient pas ce concours, il peut s’inscrire à l’université et suivre une formation jusqu’au niveau master. L’Onisep recense toutes les formations possibles pour devenir ingénieur réseau, soit avec un diplôme d’ingénieur, soit avec le master.
À la fin de la formation, une expérience professionnelle de 2 ans minimum augmente les chances de décrocher un poste en tant qu’ingénieur junior. Ce premier pas dans le métier peut se faire à la faveur d’un apprentissage en alternance ou d’un stage en entreprise.
Le salaire d’un ingénieur réseaux varie en fonction de son expérience professionnelle, la région où il travaille et de son secteur d’activité. Un ingénieur junior peut gagner un salaire compris entre 35 000 et 40 000 euros brut par an.
La somme de 40 000 euros brut annuels correspond à la moyenne de la profession pour ce technicien de l’informatique et du télécom. En faisant valoir son expertise dans des techniques spécifiques, l’ingénieur senior est en mesure d’augmenter son taux horaire jusqu’à 30 euros brut minimum. Cela représente un salaire brut annuel compris entre 55 000 et 60 000 euros.
L’ingénierie réseaux concerne de nombreux secteurs comme les entreprises industrielles, les banques, les assurances, les administrations publiques ou les hôpitaux. Ces établissements s’ajoutent aux nombreux opérateurs télécoms et sociétés de service numérique. L’ingénieur intervient également en tant que consultant et formateur pour accompagner la transformation numérique d’une entreprise ou d’un institut.
Plusieurs métiers sont proches de celui de l’ingénieur réseaux comme l’administrateur systèmes et réseaux, ingénieur en cybersécurité, architecte réseaux ou consultant en infrastructures informatiques. Tous ces professionnels collaborent souvent sur les mêmes projets.
Après quelques années d’expérience, l’ingénieur réseaux peut démontrer sa capacité à manager une équipe ou ses compétences techniques sur des domaines spécialisés (cloud computing, cybersécurité, etc.). Il peut être promu à des postes à plus fortes responsabilités comme Directeur des Systèmes d’Information (DSI), architecte réseaux ou responsable sécurité informatique. Certains n’hésitent pas à se lancer dans le conseil ou la formation de futurs ingénieurs en apprentissage ou en stage.
Trois métiers informatiques liés à l’ingénierie réseaux sont particulièrement recherchés en 2026, pour les raisons suivantes :
Un technicien en télécommunications peut évoluer vers l’ingénierie grâce à des formations adaptées. Après une année de remise à niveau, il peut intégrer une école ou un institut spécialisé pour approfondir ses compétences techniques en système et réseau.
Être diplômé reste fortement recommandé, car le métier d’ingénieur réseaux exige une solide maîtrise technique du système et des infrastructures de télécommunications.
L’alternance permet de combiner études théoriques et stage en entreprise dans le domaine des télécommunications. Ce mode d’apprentissage ouvre des portes vers une insertion professionnelle rapide.