
Le développement du télétravail, la transition numérique et l’importance de la collaboration en temps réel ont donné au cloud ses lettres de noblesse ! Longtemps réservée aux spécialistes, cette infrastructure rythme désormais la vie des entreprises.
Suivez le guide complet de Freelance Informatique pour tout savoir du cloud, des formations permettant d’y travailler à la typologie des différentes professions.
Le cloud computing est un environnement qui permet d’accéder à distance à des ressources informatiques. Il repose sur la mutualisation de ces ressources via le Web.
Les entreprises et les organismes publics utilisent ainsi des serveurs à distance qui leur permettent de stocker et de traiter les données. Il devient donc inutile de posséder physiquement les serveurs et d’assurer leur maintenance.
L’utilisation du cloud présente de nombreux avantages pour l’entreprise :
Le cloud est désormais un élément indispensable de l’’infrastructure numérique des entreprises.
Les compétences requises pour évoluer dans le cloud sont multiples et varient selon le métier et le niveau de responsabilité. Elles incluent néanmoins toujours une base commune :
Les cadres et responsables doivent en outre disposer de compétences en gestion de projet et en communication.
Enfin, les techniciens du cloud ont besoin de maîtriser l’utilisation des outils d’orchestration (Kubernetes), de déploiement automatisé (Terraform, Ansible, Jenkins) et de monitoring (Prometheus, Grafana, ELK Stack).
Pour avoir accès aux carrières du cloud, il est conseillé d’obtenir un diplôme d’un niveau allant de bac + 3 à bac + 5 (type Master). Ce diplôme peut être délivré par une école d’ingénieur (EPITA, CentraleSupélec), une grande école (Télécom Paris) ou un campus universitaire.
Les étudiants ont ainsi la possibilité de suivre une formation dans les domaines suivants :
Ces études se doublent souvent de l’obtention de certifications qui permettent de garantir aux yeux des employeurs les capacités du candidat :
Le professionnel du cloud est alors armé pour affronter le monde du travail, soit en tant que salarié, soit sous le statut de freelance.
Par essence, les professions du cloud se prêtent parfaitement bien au freelancing, pour des missions de courte durée comme pour des partenariats à long terme. En effet, si certaines interventions nécessitent une présence dans les locaux de l’entreprise cliente, la plupart des tâches s’effectuent à distance, ce qui permet au professionnel de travailler sur plusieurs projets simultanément.
Le travailleur freelance gagne par ailleurs en autonomie, en liberté (notamment pour le choix de ses horaires) et peut espérer développer un chiffre d’affaires supérieur au salaire d’un employé.
Pour l’entreprise, le recours aux services d’un professionnel freelance est synonyme de flexibilité et d’apport d’un regard extérieur sur ses infrastructures numériques.
Il est désormais relativement aisé de trouver un technicien du cloud freelance. Il suffit de visiter les plateformes de freelancing dédiées à l’informatique et de comparer les profils. L’entreprise cliente a ainsi accès aux formations, certifications et expériences des candidats. Elle peut aussi consulter les avis des clients antérieurs.
En dépit de leur hétérogénéité, les métiers du cloud se répartissent en cinq grandes familles qui correspondent aux différentes missions à couvrir :
La création et la bonne gestion d’une architecture cloud sont indispensables pour que les environnements informatiques fonctionnent correctement. Plusieurs professionnels interviennent ici :
Pour occuper ces postes, le professionnel doit maîtriser le stockage, les réseaux et disposer d’une vision transversale. La veille technologique lui permet en outre de se tenir au courant de l’évolution des techniques.
Le fonctionnement du cloud est basé sur l’utilisation de plateformes web. Les professionnels travaillant dans ce domaine sont d’abord choisis pour leurs compétences dans l’exploitation et l’administration des environnements cloud, ainsi que dans la supervision des services :
Il faut alors faire preuve de rigueur, de sens de l’organisation et d’une maîtrise parfaite des outils de monitoring.
Pour déployer, gérer et faire évoluer les applications de façon fiable et rapide, les professionnels du cloud se basent sur l’automatisation. Les métiers concernés travaillent à partir d’outils de scripting, d’orchestration et de supervision :
Le développement cloud désigne la conception, le déploiement et la maintenance d’applications pensées pour fonctionner dans des environnements cloud. Plusieurs métiers interviennent dans ce contexte très particulier :
Ces différents métiers allient maîtrise des outils, compréhension des systèmes et capacité à travailler sur des projets complexes.
La sécurité est vitale pour la crédibilité d’un environnement cloud. Les services accessibles à distance sont, en effet, vulnérables aux attaques, aux fuites de données et aux interruptions de services. Toute faille peut entraîner une perte de confiance des utilisateurs et des entreprises, remettant ainsi en cause tout l’environnement. Les métiers suivants veillent donc à maintenir un haut niveau de sécurité :
L’exercice de ces métiers suppose une expertise technique et une réelle aptitude à anticiper des risques.
Des salaires compétitifs, un recrutement soutenu par la transformation numérique : les travailleurs du cloud vivent un âge d’or ! La multiplication des services dématérialisés et l’importance prise par les data devraient renforcer cette embellie dans les années à venir.
Autre conséquence de cette dynamique, les profils disposant d’une spécialité professionnelle bien définie sont particulièrement recherchés par les entreprises. Les architectes cloud, les ingénieurs DevOps, les spécialistes en cybersécurité et les data engineers sont ainsi de plus en plus sollicités pour faire profiter les entreprises de leur expertise.
Dans le même temps, les carrières du cloud évoluent rapidement, permettant aux techniciens d’accéder à des niveaux de responsabilité élevés après quelques années d’expérience. Il peut s’agir de postes de chef d’équipe ou de responsable d’infrastructure.
Néanmoins, le professionnel du cloud doit s’impliquer fortement dans son travail pour rester compétitif. L’apparition constante de nouvelles technologies et l’imagination fertile des pirates informatiques le forcent à assurer une veille technologique continue et rigoureuse.
Plusieurs branches de l’économie ont besoin des experts du cloud pour assurer le fonctionnement de leurs services :
Selon les fiches métiers et le niveau d’expérience, les salaires bruts annuels varient fortement. Ils restent dans tous les cas très attractifs. Un ingénieur cloud avec un profil junior peut prétendre à une rémunération confortable (environ 40 000 € brut par an), mais le salaire d’un architecte cloud ou d’un expert en cybersécurité expérimenté atteint des niveaux élevés, de l’ordre de 80 000 € brut par an. En freelance, le chiffre d’affaires est encore plus important.
Actuellement, les freelances cloud bénéficient d’un marché très favorable, avec de nombreuses missions diversifiées et des entreprises à la recherche de profils spécialisés.