
Durant ces dernières années, l’architecture big data est devenue un système incontournable, tant pour le stockage des données que pour leur analyse et leur traitement. Cet essor est dû à la fois à l’importance prise par les données dans tous les domaines de la vie de l’entreprise et à la complexité croissante de la gestion de ces données.
Suivez le guide de Freelance Informatique pour comprendre dans le détail le fonctionnement d’une architecture big data.
Une architecture big data est indispensable à une société, dès lors que celle-ci fait face à la gestion d’une masse volumineuse et hétérogène de données à traiter.
Une architecture big data est un système permettant la collecte, le stockage, le traitement et l’analyse des données provenant de sources multiples. Elle est capable de prendre en charge des données structurées (tables, fichiers CSV), semi-structurées (JSON, XML) et non structurées (textes, images, web).
Cette architecture se compose en général d’entrepôts de données, de systèmes de stockage distribués (HDFS, NoSQL, S3, Bigtable, etc.), d’outils d’analyse et de moteurs en traitement batch (pour analyser de gros volumes par lots), ou en temps réel (pour traiter les événements au fur et à mesure avec faible latence).
Le but principal d’une architecture big data reste de faciliter et d’accélérer l’exploitation des données pour en extraire des informations pertinentes. Cet objectif se subdivise ensuite en plusieurs finalités particulières :
Sans une architecture bien pensée, les outils d’analyse perdent en efficacité, les flux de données arrivent dans un ordre anarchique et peuvent être perdus ou dupliqués, et la gestion globale se complexifie.
Plusieurs modèles d’architecture big data existent, chacun disposant de ses propres caractéristiques. Veillez à choisir la structure correspondant aux besoins de votre entreprise en matière de vitesse et de latence. Elle doit aussi convenir au type de traitement des données qui vous est nécessaire.
L’architecture Lambda repose sur deux composants principaux :
Les données sont d’abord stockées dans un entrepôt, un data lake ou un stockage distribué, puis traitées selon les besoins de l’entreprise.
Le batch processing s’occupe des fichiers volumineux et garantit la véracité des données. Le real-time processing, quant à lui, assure la vitesse et la faible latence de la structure. Cette architecture big data est bien adaptée aux entreprises travaillant sur des informations en temps réel, mais aussi à celles qui recherchent une analyse rapide des données historiques.
À l’inverse de Lambda, l’architecture Kappa se concentre sur le traitement en temps réel des événements. Les données sont alors traitées comme un flux, qu’elles soient structurées ou non.
Kappa utilise des outils comme Apache Kafka pour assurer la collecte et l’ingestion des flux, ainsi que des modèles de machine learning pour produire des analyses prédictives ou détecter des anomalies en continu.
Elle convient parfaitement aux entreprises à la recherche d’une vitesse maximale ou aux sociétés qui désirent réagir instantanément aux événements, comme dans les domaines de la finance ou de la cybersécurité.
Les architectures big data distribuées s’appuient sur des systèmes comme Hadoop, qui allient stockage distribué sur HDFS et traitement batch sur des clusters. Elles permettent de gérer différents types de données à grande échelle.
Ce type d’architecture présente lui aussi différents avantages :
Les divers composants de l’architecture big data remplissent les trois missions de collecte, stockage et traitement des données.
La collecte des données repose sur des outils capables d’intégrer différents types de sources : fichiers plats, flux web, événements IoT, bases NoSQL, etc.
L’ingestion consiste à stocker les données dans des entrepôts ou des systèmes distribués (HDFS, NoSQL) en vue de traitements ultérieurs. Ces données ont pu être filtrées et validées, mais ne sont pas encore organisées.
Ces composants doivent garantir la vitesse et la fiabilité du système, tout en réduisant la latence pour les modèles de machine learning ou l’analyse en temps réel.
Le stockage, c’est-à-dire la conservation des données de manière structurée sur le long terme, peut être organisé sous forme de fichiers, entrepôts de données ou bases NoSQL selon la nature des données. Les traitements peuvent être en batch ou en flux, avec des outils comme Hadoop, Apache Spark, ou Kafka.
L’exploitation s’opère grâce à des outils d’analyse, de visualisation et de machine learning.
La sécurité vise à garantir la confidentialité, la conformité et la protection des informations. Les systèmes de gestion de flux, les entrepôts et le stockage distribué doivent être protégés contre les accès non autorisés.
La conception d’une architecture big data nécessite une réelle expertise technique et une maîtrise des flux de données. L’architecte big data doit aussi connaître les besoins de l’entreprise et les enjeux de sa branche économique.
Un architecte big data doit maîtriser :
Il lui faut par ailleurs disposer de certains savoir-être :
Enfin, son esprit d’équipe lui permet de collaborer avec les ingénieurs data, les architectes techniques et les équipes IT (Technologies de l’Information).
Le recours à un architecte big data freelance est intéressant pour les petites entreprises qui ne disposent pas des ressources humaines nécessaires et pour les grandes sociétés qui ont besoin d’une intervention ponctuelle dans le cadre d’une mission de conception.
Spécialisé dans la création d’architectures big data, le travailleur indépendant apporte par ailleurs son expertise dans ce domaine et un regard extérieur créatif.
Pensez à consulter les profils présents sur les plateformes dédiées au freelancing. Vous y trouverez l’architecte big data correspondant à vos besoins.
Une fois l’architecte big data recruté, celui-ci devra suivre ces différentes étapes pour parvenir à construire une architecture efficace et durable :
Une fois l’architecture créée, il convient de surveiller son niveau de performance avec l’aide d’un expert en monitoring informatique.
L’architecture big data connaît actuellement un développement exponentiel lié à la fois à l’accessibilité à un nombre de données immense et au besoin où se trouvent les entreprises de traiter ces données de plus en plus vite.
Ainsi, les principaux défis des architectures big data sont :
L’architecte big data doit par ailleurs gérer des sources multiples et, surtout, garantir la sécurité des informations. Ce dernier point représente un enjeu majeur, tant les autorités portent désormais leur attention sur l’utilisation des données personnelles.
L’évolution des architectures big data s’oriente vers des solutions entièrement en temps réel, intégrant l’intelligence artificielle et des modèles prédictifs avancés.
La convergence entre Hadoop, NoSQL, entrepôts modernes et outils de machine learning ouvre la voie à des systèmes encore plus performants, capables de traiter des flux massifs et de fournir des informations stratégiques pour les entreprises de demain.
La source détermine les outils d’ingestion, le stockage adapté et le type de traitement nécessaire.
Le besoin métier oriente le choix des sources, des outils et des traitements afin de construire une architecture réellement utile.
Pour vous assurer de la scalabilité du système, faites plutôt le choix d’une architecture distribuée.