
Vous souhaitez attirer les meilleurs talents au sein de vos équipes ? Diversité, équité et inclusion en entreprise transforment durablement les organisations et améliorent leurs performances. Dans cet article, découvrez comment mettre en place une politique inclusive efficace.
L’inclusion en entreprise consiste à créer un environnement de travail où chaque salarié trouve sa place, quels que soient son origine, son âge, son genre, son handicap ou son orientation sexuelle. Elle vise à garantir l’égalité des chances, l’écoute, le respect et une participation équitable dans l’organisation.
Quelle est la différence entre diversité et inclusion ? La diversité désigne la présence de profils variés dans l’entreprise (âge, genre, origine, handicap, orientation sexuelle ou parcours professionnel). L’inclusion va plus loin. Elle consiste à créer un environnement de travail où chacun se sent respecté, écouté et a les mêmes chances d’évoluer.
L’inclusion au travail augmente les performances de manière significative, car elle agit sur plusieurs axes :
D’ailleurs, “76% des employés et des personnes en recherche de poste ont affirmé que la diversité représentait un critère important dans les propositions d’embauche envisagées.”, d’après une étude Linkedin.
Selon la même source, les équipes composées de divers profils prennent de meilleures décisions dans 87 % des cas.
En définitive, intégrer l’inclusion au cœur de la politique RH est un avantage compétitif et un moyen d’atteindre ses objectifs RSE, comme d’autres pratiques telles que le mécénat de compétences.
En France, la diversité et l’inclusion progressent, mais leur application reste encore inégale.
Selon Workday, 71 % des entreprises disposent d’un budget dédié à la DEI (Diversité, Équité, Inclusion). D’après l’étude publiée par Mixity en 2024, 65 % des salariés soutiennent une politique d’inclusion. Or, seuls 54 % des RH de Workday considèrent que cette politique est réellement intégrée.
En effet, le constat s’avère contrasté, puisque 74 % des collaborateurs pensent qu’il s’agit surtout d’un axe de communication (Mixity). Pire encore, 58 % des salariés concernés par plusieurs critères de diversité déclarent avoir subi un refus de promotion ou d’évolution.
La loi encadre pourtant ces enjeux. L’article 225-1 du Code pénal interdit les discriminations liées à l’âge, au sexe, au handicap ou à l’orientation sexuelle. L’OETH (Obligation d'Emploi des Travailleurs Handicapés) impose 6 % de salariés en situation de handicap dans les entreprises de plus de 20 collaborateurs. De même, l’index égalité femmes-hommes et la loi Rixain renforcent cette politique inclusion entreprise.
Au-delà de recruter des profils variés, le but d’une entreprise inclusive est de construire un environnement de travail où chacun peut évoluer, participer et réussir durablement, quelles que soient ses différences.
Découvrez aussi notre article “Les femmes dans la tech”.
D’abord, il faut définir des objectifs précis, afin d’éviter une inclusion uniquement symbolique, par exemple :
Pour une politique DEI réussie, les managers doivent garantir l’écoute, la reconnaissance et l’équité au quotidien, au même titre qu’une veille stratégique. Un management inclusif limite les biais, favorise la collaboration et permet à chaque salarié de trouver sa place.
La sensibilisation aide à mieux comprendre les différences culturelles, générationnelles ou liées à l’orientation sexuelle. Des formations régulières permettent de prévenir les discriminations et d’installer une culture plus respectueuse de chacun.
Les offres d’emploi, les entretiens et la sélection des candidats doivent être pensés sans biais. Standardiser les critères améliore l’accès aux meilleurs talents.
L’inclusion continue après l’embauche et se poursuit en matière d’évolution de carrière, d’accès à la formation, de promotions et de conditions de travail. Ces éléments doivent rester équitables pour tous les collaborateurs.
Une politique d'inclusion en entreprise doit être suivie dans le temps pour produire des résultats. Sans indicateurs précis, il est difficile d’identifier les progrès ou les points de blocage.
Parmi les KPI qui mesurent l’inclusion professionnelle, il y a :
Les enquêtes internes permettent de mesurer le ressenti réel des équipes au sein d’une TPE, PME, ETI, grande société ou encore d’une ESN. L’objectif est de récolter des indicateurs qualitatifs tels que le sentiment d’appartenance, la qualité du management, la perception de l’équité ou les situations de discrimination vécues.
Mettre en place une démarche d’inclusion en entreprise implique de surmonter plusieurs obstacles :
Se faire accompagner ou créer un service DEI est parfois essentiel pour une entreprise qui souhaite être inclusive. À défaut, faire preuve de transparence et impliquer toutes les équipes dans la démarche permet d’identifier les freins, de construire des solutions adaptées et d’ancrer durablement une culture d’inclusion au sein de l’organisation.
L’intégration des travailleurs handicapés passe par des actions qui diffèrent selon le type de handicap : accessibilité des locaux, adaptation du poste de travail, horaires flexibles, sensibilisation des équipes et accompagnement managérial. Nommer un référent handicap et favoriser le dialogue, c’est mieux répondre aux besoins de chacun.
Oui, une entreprise inclusive attire plus facilement les meilleurs talents, en particulier au sein des équipes IT, améliore l’engagement des salariés et renforce sa marque employeur. Elle stimule aussi l’innovation grâce à la diversité des points de vue et améliore sa performance globale sur le long terme.
L’objectif n’est pas de favoriser un genre au détriment d’un autre, mais de garantir les mêmes opportunités pour tous. Cela passe par des critères de recrutement objectifs, la transparence salariale, un accès équitable aux promotions, la lutte contre les biais managériaux et un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle. L’analyse régulière des écarts permet aussi d’agir de façon juste et mesurable.